Vendredi 23 octobre 2009

 

L’évaluation présente deux caractéristiques  apparemment antagonistes

 

C’est  la recherche du prix qui pourrait être obtenu en échange de la chose et  en conséquence il ne saurait exister des évaluations pertinentes trop éloignées les unes des autres

 

C’est  une question de fait dépendant de nombreux paramètres susceptibles d’avoir une importance plus ou moins grande selon le cas.

 

Pour prendre un exemple hors du champ économique, le changement de quelques parties ne modifiera en rien l’évaluation d’une commode ordinaire, Il peut changer totalement celle d’un meuble de collection.  On voit  que, dans cet exemple le critère « pièce d’origine ? » est sans importance dans le premier cas et primordial dans le second.

 

Cet exemple permet également de constater que, même dans un cas simple, Il peut exister plusieurs modes de raisonnement pour l’évaluation de bien ayant des aspects similaires mais que ces raisonnement ne sont pas applicables dans tous les cas

 

Dans certains domaines les  méthodes d’évaluation  sont nombreuses et aboutissent parfois à des résultats très différents

 

Le réflexe normal en pareil cas consiste à faire une moyenne, pondérée ou non, des résultats des différentes méthodes.

 

Un tel réflexe peu être pertinent, mais il mais peut aussi amener des aberrations

 

La suite de cet exposé prendra pour exemple les évaluations d’entreprise, mais il est transposable  à bien  d’autres domaines.

 

 

Multiplicité des méthodes d’évaluation reconnues

 

Au fur et a mesure que se développaient les cessions d’entreprises, théoriciens et praticiens se sont ingéniés à proposer des nouvelles méthodes d’évaluation et/ou des variantes de méthodes anciennes.

 

Il en est résulté une multitude de méthodes, de sous méthodes et de variantes.

 

Toutes ces méthodes ont leurs raisons d’être et des cas où elles sont pertinentes, sinon elles auraient depuis longtemps disparu des ouvrages traitant du sujet.

 

L’expérience montre que l’application de méthodes reconnues peut donner des résultats très différents

 

Constatation de bon sens : le prix d’un bien est une donnée.

 

 Le but de l’évaluation est de rechercher à quel prix le bien pourrait être vendu,

 

 Les  évaluations   proche de ce prix de transaction potentiel  sont les seules pertinentes

 

Conséquence directe ; si des méthodes  amènent à des évaluations très différentes c’est que certaines ne sont pas pertinentes

 

Cela coule de source ; si les évaluations sont très différentes c’est que certaines sont  éloignées du montant probable d’une transaction, elles ne sont pas, pour une raison ou une autre, pertinentes, car pas adapté au cas précis

 

Conséquence annexe,  puisque les évaluations ne sont pas toutes pertinentes l’expert va devoir déterminer celles qui sont pertinentes, celles qui ne le sont pas en expliquant les raisons de cet avis.

 

Et il devient évident que les méthodes non pertinentes doivent être purement et simplement écartées. Puisque leurs résultats ne sont pas représentatifs de l’évaluation recherchée

 

Il en résulte que dresser la moyenne d’évaluation notablement différentes est une aberration  qui ne peut qu’aboutir a un résultat erroné puisque pollué par des données non pertinente.

 

En conséquence de ceci,

 

En matière d’évaluation

 

Il peut être légitime de pratiquer des moyennes entre des résultats peut différents parce qu’il peut exister plusieurs approches pertinentes d’une évaluation.

 

Il n’est certainement pas légitime de faire la moyenne de résultats très différents  car on a la certitude que, dans ce cas,  tous ne peuvent être pertinent.

 

Par FB
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Vendredi 25 septembre 2009

 

L’histoire suivante m’a été racontée

 

Dans l’éducation nationale les règlements d’hygiène prévoient que, pour que les élèves puissent respirer correctement les classes doivent avoir un volume minimum. C’est ce qui explique pourquoi les salles de classe sont toujours très hautes de plafond

 

 Un inspecteur envoyé  de métropole en Polynésie  constate avec effarement que les classes ont, dans cette contrée un plafond  relativement bas.

 

Immédiatement il mesure les salles de classe, reprend son règlement, et constate qu’aucune des classe du premier établissement visité ne présente, et de très loin le cubage réglementaire.

 

Il s’empresse de faire un rapport au ministère, fustigeant l’incompétence des architectes, constructeurs et édiles locaux et  demandant à ce que de nouveaux bâtiments réglementaires soient édifiés.

 

Le ministère s’émeut et retransmet la note aux autorités locale.

 

Il est alors indiqué que, compte tenu du climat, les classes n’ont pas de fenêtres. Le volume d’air à respirer est donc illimité et si les classes ne répondent pas à la lettre du règlement elles remplissent parfaitement les critères hygiéniques qui l’ont inspiré.

 

Embarras du chef de bureau qui précise que le règlement ne prévoyant pas  d’exception les excuses évoquées ne peuvent être prises ne comptes : Les bâtiments ne sont pas conforme et doivent être modifiés.

 

Je ne puis garantir l’authenticité de cette histoire qui m’est parvenu après un long trajet de bouche à oreille. Elle est en tout état de cause  parfaitement plausible doit  nous faire réfléchir a de multiples titres car chacun d’entre nous a connu des cas similaires de contradiction formelle entre un texte et le plus élémentaire bon sens.  Contradiction qui place tous les intéressés dans des positions délicate.

 

Etudions cet exemple.

 

L’origine du problème

 

On peu relever deux causes au problème rencontré

 

Le caractère contextuel de toute règle

 

Une règle, quelle que soit sa nature n’est valable que dans un certain contexte ; une civilisation s’il s’agit d’une règle de droit, une communauté s’il s’agit de règles de comportement, une zone climatique, sismique, économique et technique s’il s’agit de règles de construction, un domaine s’il s’agit de règle physique.

 

Une règle appliquée en dehors de ses limites de validité donne le plus souvent des résultats aberrants ou catastrophiques

 

La solution à ce problème serait, a chaque fois que l’on édicte une règle de décrire précisément le contexte dans lequel elle est valable, et de vérifier que toutes les conditions requises sont remplies avant de l’appliquer.

 

Cette solution est en général appliqué par les scientifiques des sciences dites « dures » (pour des raisons qui leurs sont propres et qui peuvent  faire l’objet d’un débat privé avec ceux que ça intéresserai)  elle est, en pratique inapplicable dans la vie courante.

 

 

L’impossibilité pratique de décrire de manière exhaustive les conditions d’application  de la règle.

 

Cette impossibilité pratique a deux causes principales

 

La première est l’obligation d’une efficacité minimum qui nous amène à raccourcir nos communications en omettant de rappeler ce qui nous parait aller de soi.

 

La  seconde est une conséquence de la premiére : A force de ne pas expliciter ce qui va de soi on oublie que cette condition existe et doit être remplie……et on est tout étonné lorsqu’elle ne l’est pas.

 

Dans l’histoire précédente, le règlement, rédigé a PARIS ne précise pas qu’il concerne uniquement les classes munies de fenêtres parce que, pour le rédacteur, il est évident que toutes les classes ont des fenêtres, comme elles ont des murs, une porte et un plafond. Il est inutile, et serait même ridicule,  de préciser tout cela dans le texte du règlement

 

 

Les conséquences du problème : Contradictions entre le règlement (ou la loi) et le bon sens

 

La situation décrite ci dessus est plus fréquente qu’on ne le croit.  Elle rejoint ce dont je vous ai déjà entretenu par ailleurs : les limites d’applications propres à toute règle.

 

Il reste la question cruciale ; en pareil cas doit-on appliquer un texte manifestement inapproprié  ou choisir la raison ?

 

Pour y répondre des administrations séculaires ont édicté des doctrines

 

C’est « l’abus de droit »  du fisc : ce que vous avez fait est parfaitement légal mais fautif parce que ça me plait pas (ce qui, soit dit en passant, me semble être en contradiction avec la notion même de droit)

C’est les « baïonnettes intelligentes » de l’armée : Vous devez obéir, sauf, si…. (à vos risques et périls)

 

Heureusement pour nous, experts, nous avons la possibilité de décrire ce qui devait être fait selon le règlement et ce que le bon sens imposait  et laisser au magistrats le soin de trancher.

 

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Par FB
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Mardi 25 août 2009

 

 

La question de la causalité est toujours proche de celle de préjudice.

 

Dans certains cas la causalité semble simple : le véhicule de monsieur Dupont a manqué un virage et enfoncé la devanture du bar des platanes.

 

Dans beaucoup de cas par contre la cause du dommage est beaucoup plus délicate a déterminer car un certains nombre de facteurs sont intervenus.

 

Cependant l’importance respective de ces différents facteurs est parfois difficile à soupeser et beaucoup d’experts reçoivent entre autre mission de « donner tous éléments permettant au tribunal de définir les responsabilités encourues »

 

Cette mission implique non seulement de décrire tous les éléments ayant  concouru à la survenance du dommage, mais aussi  de décrire l’importance relative

 

Mais cette dernière partie de la mission amène à  s’interroger sur  la manière dont les différents facteurs s’articulent.

 

Il apparaît que, lorsque qu’un sinistre a des causes multiples celles-ci peuvent concourir de plusieurs manières à sa réalisation.

 

Certains faits résultent de la conjonction de plusieurs causes

D’autres résultent de l’accumulation de ces causes

D’autres enfin obéissent à un processus de notation.

 

Conjonction de causes

 

Certains faits ne peuvent survenir que si les éléments constitutifs sont tous réunis ;

Par exemple un feu ne peut se déclarer que si il y a, au même lieu, un carburant, un comburant, et une source de chaleur pour allumer la réaction. Si l’une de cette cause est absente il ne peut y avoir de feu.

 

Si on prend une analogie mathématique ce désordre ne survient que si il toutes les conditions sont satisfaites, répondant ainsi a l’équation  

 

Désordre si : (A) ET (B) ET (C)  ou A,B,C sont les conditions a remplir

 

Accumulation de causes

 

Certains faits résultent d’une accumulation de causes,  insuffisantes individuellement pour causes le désordre, mais concourant toutes a celui-ci

 

Par exemple le cahier des charges d’une plateforme indique que celle-ci doit pouvoir supporter une charge de une tonne avec un coefficient de sécurité suffisant.

 

La plate forme s’effondre et il apparaît que la construction a été mal conçue, mal réalisée et que l’utilisateur a surchargé la plate forme.

 

Aucune de ces circonstances  n’était suffisante, a elle seule pour provoquer l’accident, mais chacune a entamé la marge de sécurité disponible jusqu'à la dépasser.

 

Ce qui sépare ce cas du précédent c’est qu’aucune de ces circonstances n’était nécessaire pour déclencher la catastrophe ; si, par exemple la plate forme avait été bien réalisé elle aurait cédée a une tonne cinq et pas a une tonne deux.

 

Si on prend une analogie mathématique le désordre survient par accumulation, répondant à l’équation

 

Désordre si  A + B + C > limite

 

 

Notation

 

 

Dans d’autre cas enfin le désordre est susceptible de modifier les conditions de concurrence et de dissuader le client à passer commande.

 

Mais une telle décision ne résulte pas d’un seul facteur.  Une décision de ce type est le résultat d’un choix prenant en compte de multiples facteurs plus ou moins importants

 

Si on prend une analogie mathématique la décision résulte d’une équation du type

 

Gagnant  = max ( 0.2 A + 0.3 B + 0.5 C )

 

Il est évident qu’un désordre modifiant un des facteurs de succès peut changer la décision

 

 

 

La comparaison des formules montre bien qu’il s’agit de trois algorithmes différents

 

En voyez vous d’autres ?

 

Cette typologie vous parait-elle réaliste ?

 

Nous examinerons  les conclusions de cette typologie dans d’autres billets

 

Dernière question : Y a-t-il réellement des causalité simple ?  Si le véhicule de monsieur Dupont a manqué son virage  il faut peut être en rechercher les causes ?

 

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Par FB
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Vendredi 24 juillet 2009


Le gain manqué n’est pas nécessairement la marge sur coût variable

 

Beaucoup de personnes pensent que le gain manqué se calcule dans tous les cas à partir de la marge sur coût variable.

 

Cela est vrai dans beaucoup de cas ; mais retenir cette approche peut  constituer parfois une grave faute de raisonnement.

 

Cela est vrai dans beaucoup de cas parce que, généralement les conséquences du désordre ont une influence limitée à une courte période où a une faible partie de l’activité.

 

Dans ce cas l’entreprise ne procède a aucune modification de ses habitudes de travail, soit parce qu’elle n’en a pas le temps, soit parce que l’importance des perturbation ne le justifie pas.

 

L’organisation de l’entreprise restant inchangée ses frais fixes restent identiques  et le préjudice est bien égal à la marge sur coût variable correspondant au chiffre d’affaire perdu

 

Mais ce raisonnement devient totalement erroné des que l’importance ou la durée des conséquences du désordre est telle que l’entreprise modifie ses conditions de travail, modifiant par la même ses frais fixes.

 

Il convient, dans un tel cas de prendre en compte les coûts de restructuration mais également les économies de frais fixes.

 

Reste le cas ou les conséquences du désordre sont telles que l’entreprise doit s’arrêter.

 

Deux cas sont alors à distinguer

 

Si il s’agit d’une entreprise pérenne le préjudice est alors égal à la valeur de l’entreprise pour son propriétaire, valeur majorée des coûts de fermeture.

 

En effet  on doit  remettre la victime dans la situation qui était la sienne avant le désordre. Or avant le  désordre la victime possédait une entreprise qui, compte tenu de ce qu’elle lui rapportait avait une valeur de X, entreprise qu’il a perdu, mais en plus la victime va avoir a supporter tous les frais lies a la fermeture. C’est donc bien de la somme de ces deux montants qu’il faut l’indemniser.

 

Reste le cas des entreprises temporaires ; celles qui sont crées pour la réalisation d’une opération et seront ensuite fermée. Par exemple, les sociétés créées pour la réalisation d’une opération  de promotions immobilière

.

 Dans un tel cas la notion de frais fixe et de frais variable n’a plus de sens : toutes les dépenses sont exposées pour la réalisation de l’objet, il n’y a aucune charge préexistante et aucune charge pérenne.

 

Dans un tel cas la disparition de l’entreprise aura pour conséquence de faire disparaître toutes les recettes, mais également toutes les dépenses concernant la période restant à courir.

 

 

Le préjudice ne devra plus se calculer en fonction de la marge sur coût variable, mais à partir résultat net escompté, majoré bien sur des coûts résultant de la cessation d’activité anticipée

 

De plus, dans l’exemple d promotion immobilière choisi le résultat final n’est pas assuré ; il s’agit donc d’une perte de chance, non d’un gain manqué.

 

Utiliser, dans ce dernier cas la méthode de calcul à partir de la marge sur coût variable n’a aucun sens et constituerais une hérésie

 

Comme je le disais en prolégomènes de mon livre « toute règle a ses limites d’application

 

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Par FB
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Jeudi 9 juillet 2009

 

 

Monsieur Dupont prendra t’il l’autoroute A1247  ce matin comme il le fait parfois?

 

Cela va dépendre d’un certain nombre de facteurs ; quelles sont ses habitudes, quel est le programme de sa journée, y a t’il quelque chose d’inhabituel (est-il chargé,  pleut-il etc. etc.).  Un observateur extérieur pourra tout au plus indiquer que, en fonction des renseignements qu’il a réunis, qu’il y a x chances sur 100 qu’il la prenne.

 

Si il survient un incident susceptible de modifier le choix de monsieur Dupont au dernier moment l’observateur extérieur aura parfois beaucoup de mal a savoir si cet incident est la cause déterminante du choix de ne pas prendre cette autoroute ou si, de toute façon le choix était déjà fait pour d’autres motifs.

 

Combien de personnes prendront l’autoroute A1247 ce matin.

 

Cette question n’est que la précédente appliquée des milliers de fois à des milliers de monsieur Dupont. Mais la différence est justement que, étant posée des milliers de fois on peut recourir à l’outil statistique.

 

Disposant de cet outil le gestionnaire de l’autoroute, sera en mesure de répondre avec une quasi certitude que, en fonction du calendrier et de la météo il passera sur son autoroute entre 8H et 9H, en dehors d’un incident spécifique, 4 500 véhicules a 200 près

 

Si un incident susceptible de modifier la fréquentation survient et qu’il ne passe que 3500 véhicule il sera aisé, après avoir vérifié qu’il n’y a pas d’autres perturbations, de conclure que cet incident a entraîné une baisse de trafic de 1000 véhicule a 200 près

 

Il ressort de cet exemple que l’approche d’un expert chargé d’évaluer les conséquences de l’incident sera fondamentalement différente selon qu’il s’agit d’évaluer son incidence sur quelques personnes ou sur une multitude. La possibilité d’utiliser ou non une approche statistique change complètement la nature du problème mais aussi la nature du résultat. Autant l’approche individuelle comporte une part majeure d’incertitude, autant l’approche globale bénéficie de la fiabilité de l’outil statistique

 

*

*   *

 

En matière de préjudice on recherche toujours la différence entre ce qui« est » et ce qui « aurait été si… » et cette recherche doit se faire en fonction des circonstances.

 

Si un désordre vient amoindrir la compétitivité d’une entreprise celle-ci s’empressera, de bonne foi le plus souvent,  d’attribuer à ce désordre une  baisse de ses performances 

 

Mais chacun d’entre nous sait bien que, en dehors des cas extrêmes d’obstacles dirimants le choix d’un fournisseur ne se fait pas sur un seul critère, mais sur la combinaison de plusieurs paramètres dont l’importance varie selon le domaine et le client.

 

Le non renouvellement du contrat résulte t’il du désordre, d’une autre cause, ou d’une combinaison des deux ?  Le désordre subi est il la cause de la rupture ou un prétexte, cela est souvent difficile à dire

 

Dans certaines activités les clients sont peu nombreux et passent de gros contrats.

 

L’entreprise énumérera alors les contrats perdus, l’expert constatera que d’autres contrats ont été signés. Des témoignages seront produits (Nous reviendrons dans un autre billet sur ce point)

 

L’expert pourra certes donner des indication sur le degré de gravite des inconvénients résultant du désordre il ne pourra pas apporter, client par client, de quasi certitude.

 

Tout ce qu’on pourra constater c’est que le désordre a  amoindri la chance d’obtenir la clientèle recherchée mais faute de « sonder les cœurs et les reins » des clients en causes il ne pourra que supputer la perte de chance en résultant.

 

 

Dans ce cas il y a perte de chance pour l’entreprise victime et malgré le zèle de l’expert a transmettre au juge tous les éléments d’information disponible celui-ci  pourra, dans certains cas éprouver une grande difficulté à en  évaluer l’incidence réelle

 

Mais il existe aussi des cas, comme le commerce de détail ou l’entreprise réalise une multitude d’opérations.

 

Dans ce dernier cas, si les contrats sont suffisamment nombreux l’expert dispose d’un outil permettant de mesurer, et souvent avec une grande précision  l’impact du désordre. En effet étudier les variation du chiffre d’affaire d’un commerce réalisant des centaines de ventes c’est, implicitement, employer un outil statistique.

 

Utiliser le chiffre d’affaire (ou tout autre indicateur analogue) c’est retracer la conduite du client moyen

 

Des lors la notion de hasard  propre à la perte de chance disparaît. Et on se trouve, surtout si les circonstances permettent de disposer de points de comparaison fiables,  dans la situation de l’utilisateur bénéficiant de la quasi certitude apportée par l’outil statistique.

 

Il est des lors évident qu’appliquer dans un tel cas un coefficient censé prendre en compte l’alea constitue une erreur de raisonnement puisque l’outil utilisé a permis de réduire l’aléa a peu de chose. Dans de telles circonstances, si il est préférable de préciser le degré de certitude (voir mon billet du 10 mai 2009 ) ce degrés devrait être de l'ordre de 0.90 ou 0.95  un coefficien inférieur ne pouvant, a mon avis se concevoir que pour des populations extrémement faibles. 

 

Qu’en pensez vous ?

 
F.B.

Par FB
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